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ATTRIBUÉ AU MAITRE DE 1518 (JAN VAN DORNICKE - TOURNAI ? CA. 1470 - ANVERS ? CA. 1527)

Lot 24
20 000 - 30 000 €
Résultat: 102 000 €

ATTRIBUÉ AU MAITRE DE 1518 (JAN VAN DORNICKE - TOURNAI ? CA. 1470 - ANVERS ? CA. 1527)

LA NATIVITÉ, L'ADORATION DES MAGES, LA FUITE EN EGYPTE Panneau de triptyque 88,5 x 57 cm 91,5 x 26,5 cm panneaux latéraux Au dos d'un panneau, marque BARON à l'encre Provenance: Collections Claude BARON, COGNACQ-BARON On s'accorde à dire que celui qui fut longtemps considéré comme le Maître de 1518 n'est autre que l'artiste flamand Jan van Dornicke. L'intitulé "Maître de 1518" tire son origine d'un retable de l'église Sainte Marie de Lübeck, dont la partie centrale, sculptée, porte la date de 1518, ainsi que la marque d'Anvers. On note une connivence importante entre les nombreux tableaux maniéristes anversois du Maître de 1518, et les oeuvres de l'artiste Pieter Coeck (1502-1550). Il existe en effet des emprunts systématiques entre les oeuvres des deux hommes, qui nous invitent à penser qu'un lien très fort les unissait, au-delà de la peinture. Les documents d'archives relatifs aux deux artistes nous invitent à penser que le Maitre de 1518 n'est autre que l'artiste flamand Jan van Dornicke, maître et beau-père de Pieter Coecke, qui en épouse la fille ainé, Anna, avant de reprendre l'atelier florissant du maitre à sa mort. Le maître de 1518 est l'auteur de plusieurs triptyques de l'Adoration des Mages. Il existe aussi de multiples reprises de cette composition, par d'autres peintres flamands de son entourage. On sait que ce thème était l'un des plus populaires du moment. Celui-ci permet en effet le déploiement de décors architecturaux intéressants, aux riches ornements, ainsi que la peinture de somptueuses mises en scène et costumes exotiques, qui devaient permettre aux artistes de l'époque de montrer toute l'ampleur de leur savoir-faire et de leur talent. On retrouve dans notre tableau les caractéristiques stylistiques propres aux oeuvres du Maître de 1518, qui le distinguent de son disciple Pieter Coeck: profils en lame de couteau, figures élancées, gestes anguleux, canon de proportions allongé. Nous pouvons rapprocher notre tableau du Triptyque de l'Adoration des Mages, conservé au sein de la collection H. Bacilon, à Paris (cf. Georges Marlier, Pierre Coeck d'Alost, Bruxelles, 1966, fig. 62 p. 137), ainsi que du Triptyque de l'Adoration des Mages du Musée Vitoria (Alava, Espagne; Op. Cit., fig. 55 p. 131).
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